Le post qui évoque l’idée de transférer Gordon Hayward

Avant propos :

Cet article est une traduction d’un post du blogueur américain Ryan Bernardoni sur son site personnel. Nous avons donc conservé l’usage de la première personne employée dans son contenu. Fan des Celtics, Ryan Bernardoni est un blogueur éminement respecté dans les communautés américaines pour ses travaux d’analyse de situation et d’explication des mécanismes financiers auxquels sont soumis les équipes NBA. Il y a dans cet article pas mal de notions complexes ; certaines ont été définies en français sur cette page de notre site. Si d’autres manquent et nécessitent selon vous des explications supplémentaires, n’hésitez pas à nous le faire savoir.


Il y a quelques jours, j’ai publié quelques tweets qui ont mis une poignée de gens en colère, et s’il y a un domaine dans lequel Internet excelle, c’est bien celui de faire traîner des débats stériles entre des personnes qui ne se connaissent pas et n’ont aucun moyen de mettre leurs hypothèses à l’épreuve ou leurs idées en place. Ceci étant, voici un post au sujet de ce tweet et de ceux qui ont suivi sur ce même thème :

« Bon, on voit que les Jays se développent depuis un petit moment maintenant, et l’équipe a du mal à trouver son rythme avec le retour de Hayward. L’équipe ne peut probablement pas se permettre de garder Kemba, les Jays et Hayward à long-terme. Elle a un mois pour décider si elle peut transférer Hayward afin de rééquilibrer le roster et développer les Jays. »

LA PARTIE DANS LAQUELLE JE PARLE DE NUANCER LES CHOSES

Il est important de souligner que je n’ai pas dit qu’ils devaient transférer Gordon Hayward. J’ai dit qu’ils avaient un mois pour décider s’ils pouvaient le transférer ou non, parce que la trade deadline approche et que ce qu’on a vu sur ce petit échantillon d’un peu moins d’une demi-saison a fait passer Hayward de « impossible à transférer » en raison d’un contrat trop négatif sur le marché à « pourrait potentiellement être transféré ».

Il faut également relever que je n’ai pas dit qu’ils devaient le transférer contre Andre Drummond. En tant que fan d’UConn, même si je ne pratique plus cette religion, je sais que Drummond est (en quelque sorte) nul à chier.

Enfin, je n’ai pas dit que Jayson Tatum et Jaylen Brown ne peuvent pas jouer avec Hayward, mais seulement que leur développement est essentiel pour la franchise, et qu’un des meilleurs moyens de faciliter cela est de leur confier le ballon autant que possible. En gros, il n’y a qu’un ballon, donc dégager du temps de jeu durant lequel ils le porteront est un but louable.

Kemba Walker ne sera pas transféré cette saison. Si les Timberwolves se retrouvent soudainement infestés d’un parasite qui affecte le cerveau, et qu’ils décident de transférer Karl-Anthony Towns, alors on peut discuter de Jayson Tatum, mais rien ne sert de consacrer du temps à explorer cette idée tant que ce ne sera pas le cas. La prolongation de Jaylen Brown le rend pratiquement intransférable en raison de la Poison Pill provision qui figure dans le CBA.

En revanche, Hayward possède un gros contrat qui expire bientôt, et il a suffisamment été bon cette saison pour que des équipes s’intéressent à lui. Cependant, il n’est pas une pierre angulaire de cette franchise, et l’équipe a remporté 12 des 16 matchs qu’elle a disputés sans lui – dont trois étaient d’après lui liés à une douleur nerveuse persistante dans son pied.

En bref, il est à un niveau de jeu idéal qui le rend facilement transférable. Les Celtics ne l’ont pas sous contrat à long terme, sa valeur contractuelle est quelque part entre « légèrement négative » et « légèrement positive », et l’équipe a du monde sur son poste avec deux jeunes qui se rapprochent du niveau All-Star et un rookie choisi dans la lottery.

Si Hayward n’exerce pas son option cet été, évidemment, l’équipe ne pourra pas le transférer et pourrait alors le perdre sans rien en retour. Mais l’équipe devrait-elle espérer qu’il exerce son option ? C’est une question qui mérite d’être posée.

LA PARTIE DANS LAQUELLE JE POSE DES QUESTIONS

Pensez-vous que les Celtics peuvent viser le titre ?

Si vous pensez que oui, vous n’envisagerez jamais l’idée que le front office doive sérieusement explorer des pistes pour transférer Hayward. Vous devriez arrêter de lire dès à présent ceci : je ne partage pas votre point de vue, mais je comprends pourquoi vous n’adhérez pas au postulat de cet exercice.

À ce sujet, j’avancerais que les 40 dernières saisons NBA nous montrent que pour gagner le titre, il faut soit avoir un joueur de niveau MVP, soit être les Detroit Pistons. Les Celtics pourraient se doter d’un joueur de niveau MVP si Jayson Tatum fait d’énormes progrès. Dans ce cas, lui donner autant de mou que possible pour qu’il réussisse ou (plus probable) qu’il échoue est intelligent.

Pensez-vous qu’il serait bénéfique que Hayward exerce son option pour sa dernière année de contrat ?

Excluons tout d’abord l’hypothèse dans laquelle il le ferait à cause d’une nouvelle blessure, puisque ce serait évidemment une chose négative. Dans ce cas de figure, c’est votre réponse à la question suivante qui permet d’estimer à quel point l’équipe devrait considérer de se séparer du joueur : serait-ce une bonne chose qu’il exerce son option ?

S’il choisissait d’honorer sa quatrième et dernière saison de contrat à 34 millions de dollars, et si l’on suppose que Jayson Tatum sera toujours un Celtic en 2021-22, les Celtics n’auront pas de cap space dans un futur immédiat.

S’il n’exerçait pas son option, Hayward pourrait soit être resigné à un montant assez conséquent pour que ça en vaille la peine de son point de vue, soit partir en tant qu’agent libre.

S’il venait à partir, Boston pourrait alors soit opérer comme une équipe sans cap space mais avec la « Full » MLE à disposition, soit comme une équipe ayant jusqu’à environ 15 millions de cap. Il faudrait pour cela que Enes Kanter décline son option, que Daniel Theis, Semi Ojeleye et Javonte Green soient coupés, et qu’un pick entre celui des Celtics et des Bucks soit tradé contre rien ou que le joueur drafté n’intègre pas tout de suite la ligue.

Si Hayward n’exerçait pas son option et qu’il resignait à Boston un contrat légèrement au-dessus de la vingtaine de millions annuels, et que toutes les conditions pour libérer du cap space listées ci-dessus étaient matérialisées, l’équipe aurait alors probablement encore la « Full » MLE, mais il est plus probable qu’elle irait s’aventurer près du seuil de la luxury tax et n’aurait alors que la MLE « Taxpayer » à disposition.

Dans un cas comme dans l’autre, le manque de place dans l’effectif devient un problème. Le seul vrai agent libre des Celtics, c’est Brad Wanamaker, et avec probablement trois sélections au premier tour, l’équipe opèrerait dès le début avec un effectif trop chargé, où certains joueurs devraient être coupés ou transférés.

Si Hayward n’exerçait pas son option, l’équipe pourrait-elle se permettre de le resigner à long terme ?

Il est toujours difficile de répondre à cette question sans connaître le budget de l’équipe. Pour rester raisonnable et cohérent, je le fixe généralement à dix millions au-dessus du seuil de la luxury tax.

La période qui nous intéresse ici commence avec la saison 2021-22. Tatum sera toujours sur son contrat rookie l’an prochain, donc l’équipe peut se permettre d’avoir Hayward dans l’effectif et ce peu importe comment.

C’est en 2021-22 qu’on arrive à un stade où les problèmes commencent. Les équipes peuvent généralement se permettre d’avoir trois à quatre gros contrats. Si certains parmi ceux-là sont au max de 35% du salary cap pour un joueur ayant dix ans ou plus d’expérience, ou pour un joueur avec huit à neuf ans d’expérience mais au statut Designated, il devient compliqué d’avoir plus de trois gros contrats sans payer une taxe au montant astronomique.

Les Celtics ont Walker sous contrat pour 30% du montant du salary cap, et Brown aux alentours des 21%. Tatum recevra 25%, avec la faible possibilité qu’il reçoive un max fixé à 30% s’il intègre une équipe All-NBA en 2020-21. Si l’on reste sur 25% pour Tatum, alors ces trois joueurs devraient toucher 90 millions de dollars d’un budget qui est estimé à 161 millions tout au plus.

Hayward pourrait de son côté prétendre à un contrat max de 35% du salary cap, mais lui offrir 40 millions ou plus annuellement serait intenable. Il n’y aurait pas assez dans le budget pour construire un effectif de qualité autour de ces quatre joueurs, même avec un Smart sous-payé. Réduire la part de Hayward à 30% semble toujours insuffisant, même si vous croyez qu’il peut revenir au plus proche de son niveau d’avant-blessure.

S’il accepte un contrat dans les mêmes eaux que celui de Jaylen, alors oui, il est financièrement possible de l’imaginer cohabiter avec Walker, Tatum, Brown, et d’entourer ces quatre-là de manière solide.

Un des avantages à ne pas le transférer serait donc bien évidemment de le voir davantage à l’œuvre cette saison et de déterminer quelle serait sa valeur dans l’absolu. Le hic de cette démarche serait qu’il joue à un niveau tel que d’autres équipes lui proposent des offres à 35 millions annuels, car il deviendrait alors certainement impossible de le conserver.

De manière générale, combien une équipe sans star au poste de pivot doit-elle dépenser sur ce poste ?

Cette saison, Boston s’en est sorti en alignant des options peu coûteuses au poste de pivot. Au total, ils dépensent moins de 14% du salary cap sur ce poste. Il est honnête d’être convaincu que c’est un défaut qui sera fatal à l’équipe. Il est tout autant honnête de croire qu’il s’agit du poste où il est le plus facile de faire des changements dans la ligue, et donc que dépenser le moins d’argent possible sur ce poste (à moins d’avoir un joueur réellement élite à disposition) est la preuve d’une gestion intelligente.

Si vous pensez qu’à long terme, la façon dont Boston gère son poste de pivot est intelligente et viable pour une équipe avec des ambitions de titre, transférer Hayward n’est plus tellement une priorité. Le défi de trouver une option plus chère et plus établie au sein de la ligue pour occuper ce poste disparaît, et l’inquiétude de ne plus avoir à terme ni la flexibilité financière pour signer un tel joueur ni les gros contrats superflus nécessaires pour en faire venir un par transfert est diminuée si Hayward choisit de ne pas exercer son option de conrat.

Si vous estimez que les Celtics doivent dépenser davantage de leur budget sur le poste de pivot, vous devez également vous demander comment ils pourraient le faire sans déroger aux règles financières dans le cas où Hayward deviendrait libre et partait cet été. Par exemple, si Hayward déclinait son option mais que Kanter exerçait la sienne, les Celtics n’auraient grosso modo à disposition que la « Full » MLE pour recruter un joueur supérieur à ceux qu’ils ont actuellement sur le poste, ou devraient alors transférer soit Kemba, soit Brown, soit Smart pour pouvoir accueillir en retour un gros salaire.

Robert Williams est-il le pivot du futur des Celtics ?

Avec Williams, la réponse à la question du pivot se trouve peut-être déjà dans la pile de cartes des Celtics. Si vous pensez qu’il est suffisamment bon et qu’il va enfin rester en bonne santé pour devenir le pivot titulaire de l’équipe, il n’y a subitement plus autant d’urgence à considérer un transfert de Hayward.

À la fin de son contrat rookie, l’équipe possèdera les Bird Rights de Williams, donc ils n’auront pas à s’inquiéter de dégager du cap space pour le signer, ou de mettre plusieurs contrats dans la balance pour le transférer. Ils pourront le payer comme un pivot titulaire lorsqu’il sera prêt à le devenir.

LA PARTIE DANS LAQUELLE JE CHERCHE COMMENT OPTIMISER LE DÉVELOPPEMENT DES JAYS

En dépit de toutes les questions qui portent sur la façon d’organiser et gérer le budget des salaires, la question qui compte en définitive est la suivante : comment organiser l’équipe autour de Jayson Tatum et de Jaylen Brown ?

Personnellement, je pense que l’idée d’avoir autant de ailiers capables de se créer leur propre tir est intéressante. Parmi tous les postes et tous les rôles, c’est l’archétype le plus rare et celui qui a le plus de valeur, donc il semble naturel de vouloir en avoir beaucoup. Cependant, le nombre de tirs et même de dribbles au cours d’un match est limité, si bien qu’il existe un point de rendement décroissant. Une équipe parvient-elle à ce point lorsque ses cinq joueurs les mieux payés sont deux arrières et trois ailiers ?

Le Tatum de la première moitié de la saison 2018-19, et peut-être encore le Brown qu’on a devant nous actuellement ne créent pas suffisamment sur leur dribble pour que l’existence de deux autres créateurs balle en main comme Walker et la version actuelle de Hayward soit un réel problème. Cependant, on a pu voir Tatum s’épanouir en tant que « alpha » avec des remplaçants, et Brown montrer de gros progrès comme menace sur le drive and kick. Ils sont tous deux au début de leur vingtaine, et l’équipe ne peut pas espérer mieux que de les voir progresser encore jusqu’à leurs meilleures années.

Il est impossible de faire de telles évaluations sur des échantillons si faibles sans se fier à ce que nos yeux voient. De plus, je crains que plus on prive Tatum du ballon, plus il est susceptible de mauvais réflexes avec le restant des possessions qu’il « occupe ». Quand le ballon passe souvent par lui, il tend à habilement diriger l’attaque, mais il existe une sorte de seuil magique en dessous duquel il commence à jouer certaines possessions en mode « à mon tour ». Lors de ces possessions, il paralyse la circulation du ballon et va chercher des tirs en isolation peu rentables. On en a eu l’exemple ultime lors de la saison 2018-19, et ce pour pratiquement toute l’équipe cette année-là, mais le phénomène se reproduit dans certains matchs cette saison.

En supposant que Walker fera partie du décor jusqu’à la fin de son contrat, cela vaut-il la peine de dédier autant des ressources restantes à un joueur comme le Hayward actuel si les Jays restent sur leur courbe de progression actuelle ? Gordon a un rendement par minute intéressant cette saison, et sa blessure à la main ne laisse présager aucune récurrence inquiétante, mais il est en gros un arrière costaud avec un jeu tout en finesse. Le Hayward d’avant-blessure qui provoquait des fautes et qui défendait sur beaucoup de postes 4 apporterait des choses que l’équipe n’a pas, mais nous ne savons pas si ce joueur reviendra un jour. Son jeu sur pick and roll permet de marquer de manière efficiente, mais la valeur cumulative de ces possessions par rapport à celles qui reviendraient à Kemba ou aux Jays en vaut-elle la peine ?

C’est là que je crois qu’il peut y avoir des transferts qui montreraient que la réponse à cette question est un « non », et que l’équipe gagnerait à rééquilibrer l’effectif avec des joueurs qui collent mieux à ce que sont les Jays aujourd’hui, à leur développement, tout en ajoutant un élément qui, à long terme, colle mieux au budget salaires de l’équipe avec un Walker au max, Tatum et Brown avec sa grosse prolongation de contrat.

LA PARTIE DANS LAQUELLE JE FAIS DES PROPOSITIONS DE TRANSFERTS QUI VOUS FERONT PLAISIR OU NON

Quelques notes avant qu’on passe à cette partie vers laquelle tous les lecteurs sont déjà descendus pour en isoler un élément et faire une fixette dessus :

  1. Je n’y ai pas réfléchi plus que ça
  2. Certaines propositions ne sont pas parfaitement équilibrées, mais l’équipe a des role players et des picks pour potentiellement y remédier
  3. Je ne sais pas si toutes les équipes impliquées seraient intéressées par Hayward, mais le but de l’exercice est d’explorer des options et non de trouver le bon transfert

Ces transferts répondent à un objectif d’équilibrage de l’effectif et de durabilité de la situation financière. Dans certains cas, les Celtics ne feraient dans la pratique qu’acquérir les Bird Rights d’un joueur mais il n’y aurait pas de garanties de le conserver, tout comme avec Hayward actuellement.

Aux Indiana Pacers contre Myles Turner et Jeremy Lamb

Je ne suis pas fan de Turner, mais si je ne le mentionne pas, il y aura encore dix autres personnes qui viendront me le tweeter donc je le fais par anticipation. Le contrat de Turner collerait bien avec la structure du budget salaires de l’équipe.

Aux New Orleans Pelicans contre Derrick Favors et J.J. Redick

Étonnamment, Favors n’a encore que 28 ans. Il sera libre cet été, mais si l’équipe parvient à le resigner via Bird Rights pour quelque chose comme 15% du salary cap, cela résoudrait la question du pivot pour un bon moment à un prix raisonnable. Redick pourra toujours faire ses courses, prendre ses shoots et améliorer le spacing autour des Jays afin qu’ils opèrent balle en main.

Aux Chicago Bulls contre Otto Porter et Wendell Carter ou Lauri Markkanen

Porter ne resterait à Boston que jusqu’à la fin de son gros contrat avant de partir. S’il parvenait à ne plus être gêné par sa blessure troublante au pied, il pourrait également plutôt bien coller en tant que 3-et-D-pas-si-nulle avec un taux d’usage bas. Mais c’est vraiment surtout pour que Chicago écoute la proposition.

Le cœur de l’idée, c’est d’essayer de pouvoir récupérer un des deux jeunes bigs des Bulls. Il serait intéressant pour l’équipe de récupérer Carter. Pour Markkanen, c’est beaucoup plus subjectif car il semble avoir régressé dans une situation pas terrible.

Aux Minnesota Timberwolves contre Robert Covington et Gorgui Dieng

Après cette année, il restera à Covington deux autres saisons sur son super contrat. Toutes les minutes disputées avec Tatum seraient élite en défense. C’est la quintessence d’un move « faciliter la vie des Jays » parce que Covington ne prendra aucune possession comme créateur offensif.

Dieng joue mieux récemment, mais l’idée est surtout d’encaisser un mauvais contrat qui expirera juste quand la prolongation de Tatum prendra effet. Si Teague est disponible à sa place, il disparaitrait des livres de comptes une saison plus tôt.

Au Oklahoma City Thunder contre Steven Adams et Dennis Schröder

Vu leur position au sein de leur conférence, je ne pense pas qu’OKC accepterait ce trade, mais ils n’ont aucun bon ailier et les Celtics pourraient profiter du gabarit de Adams tout comme du scoring de Schröder en sortie de banc. Ça fait beaucoup de salaire pour Boston, mais il faudrait qu’ils envoient un pivot au Thunder pour que ça passe d’un point de vue financier.

Il est possible de faire ce trade avec seulement Adams, mais il n’y a aucun bénéfice à long terme, et l’inclusion de Schröder dans le transfert est partiellement contre-intuitive par rapport au postulat de départ qui était de donner plus de ballons aux Jays. C’est une autre base de trade populaire sur Twitter mais je ne suis pas convaincu.

Aux Phoenix Suns contre Tyler Johnson et DeAndre Ayton

Bien sûr, pourquoi pas ? On peut toujours demander.

Traduction de l’article de dangerc.art « The Post About Maybe Trading Gordon Hayward » par Léo Hurlin, crédit photo : Maddie Meyer