Trade deadline : les Celtics choisissent de ne rien faire

Tandis que Miami faisait venir Andre Iguodala et Jae Crowder, tandis que Philadelphia récupérait Alec Burks et Glenn Robinson III, les Celtics décidaient de leur côté de prendre un risque.

Celui de ne rien faire.

L’équipe, troisième de la Conférence Est au moment où le marché des transferts se clôturait pour cette saison, a choisi d’emprunter la voie des deux équipes devant elle (Milwaukee et Toronto) et de ne pas modifier son effectif.

Selon des sources au sein de la ligue, les Celtics ont initié des discussions concernant un certain nombre de joueur, mais n’étaient pas prêts à raquer suffisamment pour Burks (alors à Golden State), Davis Bertans de Washington ou même Christian Wood de Detroit. Les Warriors, pour qui la taxe est un problème, n’étaient apparemment pas enclins à prendre du salaire en retour, tandis que les Wizards ne montraient aucune envie de céder Bertans, qui sera libre cet été.

L’équipe, n’ayant pas pu trouver un transfert leur convenant pour ajouter un shooteur expérimenté à l’effectif, s’est alors concentrée sur la possibilité d’acquérir un pivot ou un ailier fort afin d’augmenter la profondeur de leur rotation sur ces postes.

Le Boston Herald a demandé à Danny Ainge si le fait de ne pas être parvenu à atteindre ses objectifs constituait un risque pour l’équipe.

« Je ne crois pas, non. Je ne vois pas les choses comme ça du tout. Je pense que quand on fait un transfert, on tente toujours sa chance, et quand on n’en fait pas, on prend aussi le risque de faire l’impasse sur une opportunité qui aurait peut-être été bénéfique pour l’équipe. Mais ça n’a pas été un grand dilemme, nous étions tous d’accord sur nos limites et sur les moments où renchérir. Il n’y a pas vraiment eu de choix cornéliens à faire. Rien n’a été si proche de se matérialiser au point que nous nous serions mis à espérer, croire à un transfert qui révolutionnerait l’équipe. »

Un autre son de cloche résonnait cependant chez deux membres d’autres équipes dirigeantes, un refrain connu qui raconte que Ainge surévaluait ses assets. Un autre a cependant confié au Boston Herald :

« Je pense que les équipes de l’Est qui ont bougé en ressentaient le besoin. Miami voulait se débarrasser de certains joueurs et avaient besoin d’un vétéran comme Iguodala. Philadelphie devait ajouter du shoot et, vraiment, juste secouer les choses un peu. Boston reste dans une bonne situation. »

Pour Ainge, en tout cas, voir le Heat et les Sixers actifs n’est pas source d’inquiétude.

« Parce que je ne crois pas que ça change grand-chose. Je voyais déjà Miami très bons. Je pense qu’ils l’étaient avant, et dans quelle mesure le sont-ils encore plus ? Qui sait ? On est dans la période où beaucoup de discussions portent sur qui a fait quoi pour améliorer son équipe. Ça génère beaucoup de grands moments de télé, de radio, de discussions sur Twitter, et cætera, mais au final la seule vérité reste celle du parquet, donc seul le temps nous apportera des réponses. »

Il poursuit :

« Nous avons discuté avec énormément d’équipes, toutes en fait. Mais rien ne nous a semblé permettre d’améliorer l’équipe à court comme à long terme, et vous savez, il faut toujours pondérer ces deux choses-là. Notre équipe nous plaît telle quelle. Nous apprécions nos role players, nos stars, nous apprécions comment ces deux groupes s’imbriquent. Je ne dis pas que c’est parfait, mais je ne crois pas qu’une équipe parfaite existe. À l’instant t, nous sommes dans les cinq meilleures attaques et les cinq meilleures défenses, et nous n’avons même pas pu faire jouer tant que ça nos starters ensemble. »

Peut-être la question la plus essentielle pour les Celtics est de se situer au sein de la chaîne alimentaire NBA. La perspective d’une longue campagne de playoffs est-elle élevée, mince ? Comment s’adapter pour se donner de meilleures chances ?

« Je dirais que selon la qualité de l’équipe, il y a des opportunités qui se présentent chaque année, confie Ainge. Nous devons encore progresser, mais il y a plein de façons de progresser, comme par exemple la continuité. La santé de l’équipe, c’est le plus important pour nous. Nous n’avons pas vraiment pu voir l’équipe au complet tel que nous l’aurions voulu cette saison, mais il semble que les choses évoluent dans la bonne direction sur ce plan. Robert Williams semble revenir en bonne forme. Il se rapproche encore et encore d’un retour. Nous avons connu des petits pépins récemment, mais rien de sérieux, et ça semble s’améliorer pour tout le monde sans qu’on ait eu besoin de tirer sur la corde.

Il enchaîne :

« Voilà pour le positif. Le côté négatif, c’est que nous ne savons pas à quel point nous pouvons briller à cause de toutes ces blessures. Dans les points positifs, il y a la saison de Daniel Theis, et puis on a pu voir Romeo Langford titularisé pour la première fois l’autre soir . Il a été vraiment bon et il a aidé à conclure ce match. Il y a beaucoup de développements positifs au sujet de nos role players. Grant Williams est notre meilleur shooteur à trois points sur les deux derniers mois. Il a été très solide défensivement et sur les switchs en l’absence de Robert. Il y a beaucoup de positif autour de l’équipe. »

Et si les bannières qui trônent au-dessus du parquet des Celtics rappellent que l’objectif est plus grand, l’équipe est à 32 matchs de saison régulière d’un gros affrontement en playoffs. Les Bucks ont pris le large, et les Raptors montrent avec leurs 12 victoires consécutives qu’ils n’ont pas tout perdu de leur titre. Indiana vient de retrouver Victor Oladipo, et les Sixers comme le Heat ont fait des affaires sur le marché des transferts.

« J’ai énormément de respect pour les meilleures équipes de l’Est, si j’avais pu faire un trade qui selon moi apportait plus de chances de les battre, je l’aurais fait. Mais je nous en crois déjà capables, même si je sais que ça ne sera vraiment pas facile et que certains matchups nous arrangeraient plus que d’autres. Mais Miami, Indiana, Toronto, Philly, Milwaukee évidemment, ce ne sont que des bonnes équipes et des adversaires qui ne seront pas faciles à prendre. »

Le marché des buyouts qui va s’ouvrir apportera peut-être une aide aux Celtics, mais ces derniers ont décidé sur le fond qu’ils étaient prêts.

Traduction de l’article du Boston Herald « No deal for Celtics at NBA trade deadline » par Léo Hurlin, crédit photo : Rocky Widner