Preview de l’intersaison : tracer la voie

Avant-propos : il y a peu de sources US qui nous semblent plus intéressantes à lire que Ryan Bernardoni, blogueur fan des Celtics et analyste éclairé des mécanismes de fonctionnement de la NBA. Nous vous proposons donc sa preview de l’intersaison à venir, et des échéances à plus long terme qui impacteront selon lui les décisions imminentes du front office.

Le bond spectaculaire de Jayson Tatum a peut-être pour conséquence que les timelines de l’équipe divergent à nouveau, mais cela ne doit pas paralyser la franchise. Les moves qui seront faits lors de cette intersaison détermineront non seulement jusqu’où l’équipe sera capable d’aller l’an prochain, mais également comment l’équipe préparera la seconde fenêtre de tir qui s’articulera autour du prime de Tatum.

Avec ces deux timelines en tête, regardons enfin quels devraient être les objectifs de cette intersaison.

Les plans de construction d’équipe

Gordon Hayward

Sans surprise, on démarre avec le joueur qui a défini tant des succès et des échecs de cette mini-ère des Celtics. Hayward possède une option pour l’an prochain, d’un montant de 34,2 millions de dollars. Il est dur d’imaginer qu’une autre équipe que les Celtics lui offre un contrat qui vaudrait la peine pour lui de renoncer à cet argent. Les Celtics pourraient peut-être trouver des arguments pour proposer une offre avec moins d’argent annuel mais plusieurs années de contrat, mais avec les paramètres que nous avons établi dans la première partie de cette preview et le besoin d’avoir de la flexibilité dès la trade deadline de 2022, ce n’est pas aisé. Il faudrait peut-être étalier l’offre et proposer quatre ans de contrat pour rendre la perspective intéressante du point de vue de Hayward, mais ce serait alors un an de trop pour les plans de l’équipe.

Aux yeux de l’auteur, c’est à vrai dire davantage Hayward que la franchise qui pourrait chercher ce genre de compromis. Si le modèle de convention collective de la saison à venir se base sur un « escrow » (une séquestre), alors Hayward pourrait trouver de l’intérêt à renoncer à des dollars de cette année pour en avoir plus sur les années à venir et conserver une plus grande valeur de contrat.

Boston pourrait envisager de proposer 60 millions sur trois ans, mais Hayward accepterait-il alors qu’il a comme alternative le choix de toucher 34 millions sur la seule saison à venir ? Dans des circonstances normales, probablement pas, mais une perte de 30 % par séquestre reviendrait peu ou prou (4 millions environ) à normaliser la première saison. Cela reviendrait à voir Hayward accepter en gros une « prolongation » de 30 millions sur deux ans. Au vu de son âge et son passif de blessures, il ne toucherait peut-être pas mieux que ça s’il devenait FA après la saison prochaine, mais s’il joue au niveau de la SR que nous venons de voir s’achever, il pourrait toucher bien plus.

S’il est prêt à restructurer pour trois saisons au lieu de quatre, les économies de salaire et de taxe de cette saison (l’équipe pourrait être en-dessous du seuil de la taxe si elle s’en donne les moyens) pourraient compenser ce qui s’annoncerait comme une année 2021-22 très coûteuse avec la probable prolongation de Tatum sous le régime de la Rose Rule qui débuterait. Hayward deviendrait en outre un asset de trade expirant en même temps que Walker.

Si Gordon n’a pas le désir de réécrire son histoire en vert sur trois saisons, les Celtics doivent faire leur maximum pour le transférer. S’il est en forme lorsque les playoffs arrivent, c’est un très bon fit pour l’équipe, et il lui apporte beaucoup d’options. Mais sa santé n’est pas une donnée fiable et son contrat n’est tout simplement pas d’une bonne durée. La franchise ne peut pas se permettre de laisser s’évaporer un contrat à plus de 30 millions alors qu’il reste deux ans de contrat à Walker sans que cela ne crée de cap space.

Le laisser jouer sa dernière saison de contrat serait un choix trop « all-in » vis-à-vis de la quête pour le titre de l’an prochain. C’est le genre de moves qui vieillit une équipe au point de refermer sa fenêtre de tir alors même que Tatum n’a pas encore atteint le sommet de ses pouvoirs sur et en-dehors du parquet.

Le marché pour trader Gordon Hayward

Le trade de Gordon Hayward parfait n’existe pas. Idéalement, il faudrait récupérer un vétéran utile signé à un contrat modérément élevé et expirant, assorti d’un contrat plus long pour un joueur plus jeune avec de l’upside ou une vraie valeur sur le marché. Obtenir ces éléments est difficile, et pour y parvenir il faudrait envoyer des picks en plus de Hayward.

On dirait comme souvent que la discussion commence avec les Pacers. Jared Weiss rapportait justement que Victor Oladipo souhaiterait quitter l’Indiana cette intersaison. Un package avec Myles Turner côté Pacers et des picks ou la légende de l’Indiana Romeo Langford permettrait d’accéder à nos souhaits. Tout comme Hayward, Oladipo expire après cette saison tandis que Turner possède encore trois années de contrat avec un salaire correct. Son contrat expire de surcroit juste là où nous l’aimerions vis-à-vis des plans autour de Tatum.

Le problème de l’auteur avec ce trade, c’est qu’en dépit de l’envergure impressionnante de Oladipo, son association dans le backcourt avec Walker serait très petite. De plus, les inquiétudes vis-à-vis des blessures de Hayward sont également justifiées avec Oladipo, et la valeur de ce dernier provient principalement de son jeu balle en main. Or, l’équipe a déjà Tatum, Walker et Smart dans ce registre. Il possède cependant de l’upside de calibre All-NBA. On peut donc tout à fait imaginer des scénarios dans lesquels il resterait à long-terme et rendrait la présence de Walker superflue.

L’auteur ajoute ne pas être par ailleurs fan de Turner, mais concède que d’autres personnes le sont et qu’il n’a pas le monopole de la vérité. Turner est après tout bon contreur et shooteur, mais l’auteur le voit comme l’archétype même du joueur utile en SR seulement : il n’a pas la force suffisante pour défendre sur des Embiid ou des Jokic, n’a pas la mobilité suffisante pour venir en aide sur des Giannis, AD ou Adebayo. Enfin, son tir est certes correct, mais de là à ce qu’une défense de playoffs respecte celui qui a shooté à 36 % au cours des quatre dernières saisons avec une mécanique lente et aucune capacité comme passeur ? Pour l’auteur de cet article, il est clair que n’importe quel adversaire de PO l’ignorerait jusqu’à ce qu’il enclenche son tir et se satisferait du résultat.

Cela étant dit, toutes les équipes ne sont pas déterminées à gagner le titre et il ne serait pas insensé d’imaginer Turner comme un joueur de rotation quelques années avant qu’à 26 ou 27 ans, en tant que pivot titulaire décent touchant 15 % du salary cap, il devienne un élément central d’un package de trade pour une nouvelle star à associer à Tatum dans une nouvelle phase de sa carrière. Un scénario qui verrait les Celtics recevoir Bradley Beal en échange de Turner, des jeunes et des TDD ne semble pas farfelu en 2022.

Mais si l’on évoque souvent les Pacers, c’est tout simplement car il n’y a pas beaucoup d’autres pistes. Quelles équipes pourraient être intéressées par Hayward et posséder les bons contrats à bouger ? Sans même parler de la valeur des joueurs.

Vaut-il mieux un Harrison Barnes signé sur trois ans à des montants déclinants qu’un Hayward sur un an ? Selon les circonstances, peut-être.

Aaron Gordon semble toujours bien coller avec ce que Boston aurait, s’il était prêt à accepter ses forces et faiblesses telles qu’elles sont. Mais pourquoi le Magic voudrait-il de Hayward avec Jonathan Isaac sur le flanc l’an prochain ? Si Orlando souhaitait en revanche associer Gordon et Gordon, les Celtics accepteraient-ils quant à eux de payer Nikola Vucevic sur trois ans encore ? Associer Fournier (qui prendrait son option) et Ross permet d’avoir exactement ce que nous cherchons en termes de montants et de durées…

La Machine à Fautes Humaine nommée Dillon Brooks vaut-elle le coup ? Du point de vue des Mavericks, vaut-il mieux un Hayward ou un Tim Hardaway Jr. pour la même durée ainsi qu’un Seth Curry pour trois ans ? Son tir aiderait grandement les Celtics. Soutirer Wendell Carter aux Bulls semble improbable, même en y ajoutant Otto Porter.

L’auteur de l’article est assez fan d’un trade aux Pelicans avec Derrick Favors en sign-and-trade accompagné de J.J. Redick, mais le S&T est une variable de l’équation qui crée beaucoup de complications de tous types pour Boston et il faudrait probablement surpayer Favors pour pouvoir faire coïncider les montants.

Ce n’est pas pour rien que ce même auteur disait déjà en février dernier qu’il était peut-être temps de transférer Hayward.

Marcus Smart

L’une des raisons pour lesquelles l’auteur dessine une fenêtre de tir de deux ans et non de trois est la présence dans l’équipe de Marcus Smart. Son contrat dure encore deux ans, et si l’équipe n’a pas remporté de titre d’ici la fin de ces deux ans, il faudra peut-être prendre la décision très difficile de passer à autre chose.

L’auteur de l’article le dit, Smart est peut-être son Celtic préféré de tous les temps, donc ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il envisage cette piste. Le fait est que si l’équipe se met à structurer sa timeline pour 2023-24, il pourrait être irréfléchi de prolonger Marcus un an avant le début de cette autre phase. Son prochain contrat fera que l’équipe ne pourra pas dégager 30 % du cap space pour l’offrir à un FA, même s’il est seul membre du roster avec les Jays.

Contrairement à Hayward qui touche plus et expire un an plus tôt, ce n’est pas nécessairement intelligent de transférer Smart, même s’il y a une incertitude sur l’intérêt financier à le resigner. Avec Hayward, l’idée serait d’avoir trois ans d’une production moindre en échange d’une année. Pour Smart, ce serait deux ans contre un et cela se produirait sûrement au pic des chances de titre de ce cycle. Un trade de Hayward se justifie par une gestion du cap tandis qu’un de Smart serait davantage purement du point de vue de l’évaluation du talent.

L’auteur adorerait plus que tout voir Marcus faire sa carrière à Boston, mais très rares sont les carrières longues qui finissent ainsi.

Prévoir la draft de 2020

Ce n’est pas un secret : les Celtic ne peuvent pas ajouter trois rookies à ce roster. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent faire un trade alors qu’on a affaire à une draft dans laquelle il semble y avoir des pistes raisonnables de draft-and-stash. Il serait préférable d’utiliser un des trois choix pour trade up, trade pour un futur pick ou faire venir un vétéran pour upgrader l’équipe.

L’auteur de l’article confie rarement défendre l’idée du trade up en raison de la faible valeur apportée si l’on regarde les archives, mais ajoute que Boston se trouve dans une position qui le justifierait totalement.

Les raisons sont, selon lui, partiellement psychologiques. Le joueur qu’ils décideront de prendre trouvera peut-être le plus de son utilité comme asset. Or, plus les joueurs sont draftés haut, plus ils ont généralement de valeur résiduelle comparés à des joueurs draftés plus bas mais avec une production similaire. Si d’ici deux ans les Celtics préparent un trade pour Beal, c’est toujours mieux d’offrir un joueur drafté 8e que 14e à l’époque même s’il s’agit du même joueur qui toucherait juste plus d’argent.

Étrangement, l’idéal serait peut-être de trade up au-dessus des Wizards et des Suns afin de sélectionner le joueur qu’on estime être leur préféré. Cela permettrait de créer dans leur esprit une sorte d’occasion de répondre au « et si » qui pourrait servir dans une négociation pour Beal ou Booker.

L’auteur de l’article a mis au point une Draft Value Card qui suppose que la valeur combinée des choix 14 (1 195 points), 26 (535) et 30 (385) est entre celle des choix 5 et 6.

Il souligne cependant penser que combiner des choix d’une même draft atténue cette valeur, et conclut qu’une estimation plus juste de leur valeur se situe au niveau du 7e choix. Il ajoute ensuite qu’à la place des Celtics, il prendrait le 8e choix en échange des trois. Les choix 14 et 26 devraient permettre d’accéder au 9e choix, mais il se satisferait du 10e choix qui permet toujours de vendre le joueur choisi comme un top 10 de draft.

L’importance cruciale de développer les joueurs hors lottery

Peu importe la façon dont se déroulera cette draft, il est indispensable que les Celtics de Stevens parviennent mieux à développer leurs choix de draft pris après le top 10 pour rester à l’aise sur cette corde raide. C’est crucial en partie car il faut amener des joueurs capables de contribuer si l’équipe veut viser le titre tout de suite, mais aussi pour fournir un groupe de joueurs susceptibles de plaire dans un trade post-Kemba qui amènerait la troisième star. En outre, si l’équipe choisit de nettoyer ses livres de comptes afin de cibler un FA au max en 2023, un joueur drafté soit dans la draft précédente, soit dans une des deux à venir serait certainement le candidat idéal pour prendre le peu de cap space restant autour de Jayson et Jaylen.

Les fans des Celtics ont beau se plaindre de la gestion des temps-morts de Stevens, de ses rotations parfois étranges ou de son système trop collectif en attaque, le plus gros hic de son bilan reste l’échec de l’équipe lorsqu’il s’agit de développer des picks hors lottery. Brad mérite du crédit pour le travail effectué avec Tatum, Brown ou Smart, mais le reste est moins reluisant.

Du temps de Doc Rivers, les Celtics ont régulièrement trouvé des joueurs de valeur hors lottery. Aucune équipe ne peut continuellement réussir ses sélections de milieu ou bas de tableau, et il y a eu notamment une période de jachère brutale après 2008, mais Rajon Rondo, Al Jefferson, Kendrick Perkins, Delonte West, Tony Allen, Ryan Gomes, Glen Davis, Leon Powe et Avery Bradley ont tous été pris hors lottery et sont tous devenus soit des contributeurs solides soit des assets à valeur positive.

Sous Stevens, la liste contient Jared Sullinger qui s’améliore un an avant de stagner puis dégringoler, Terry Rozier et peut-être Grant Williams. L’équipe ne peut pas avoir un roster où un tiers des joueurs sont des picks hors lottery récents et ne pratiquement pas faire jouer ces joueurs dans des situations importantes. C’est exacerbé d’autant plus qu’il y a deux rookies non-draftés en Javonte Green et Vincent Poirier qui n’a pratiquement jamais joué. La moitié du roster était composée de projets que Brad Stevens n’avait pas envie de développer sur des minutes hors garbage time.

Cela doit impérativement cesser si l’équipe a l’occasion de jouer le titre dès à présent tout en restant bien positionnée pour le moment où Tatum commencera à mettre en œuvre ses volontés. Si Romeo Langford évite un jour les blessures, il doit jouer et être autorisé à faire autre chose que le piquet dans un des corners. Rob Williams ne peut pas être une solution de secours l’an prochain ; s’il est dans l’équipe, il doit avoir un vrai temps de jeu à chaque rencontre.

À l’instant t, Tremont Waters semble avoir plus de potentiel que Carsen Edwards, mais le joueur qui aura la préférence de Brad doit se voir attribuer un vrai rôle. L’important n’est pas tant qui il choisira que le fait qu’il choisisse.

Si Ainge ne fait pas de trade up, un investissement de temps de jeu similaire doit être fait à l’égard des joueurs qui seront sélectionnés cette année. L’absence de développement des picks de bas de tableau est une raison supplémentaire qui laisse à croire que les dirigeants de Boston tireraient davantage profit à constituer un package et trade up qu’à drafter pour eux-mêmes.

Petits moves

Certes, les objectifs d’ensemble sont importants, mais il arrive généralement qu’on ne parvienne pas à trouver les partenaires nécessaires et qu’il faille donc faire son possible pour tendre tout de même vers leur accomplissement. Avec cela en tête, voici quelques idées à petite échelle.

Si Enes Kanter active son option, aller voir du côté de Portland s’ils le veulent ainsi que Semi Ojeleye contre rien. Les deux rentreraient dans la trade exception de Kent Bazemore. Portland perd Hassan Whiteside et Kanter a su être productif lors de son passage chez eux. Ils sont également cruellement en manque de défenseurs sur les wings et pourraient tenter le pari Ojeleye. Portland devrait envoyer en retour un second tour protégé top-55 mais la vraie plus-value pour Boston réside dans le fait de libérer des places dans le roster tout en créant deux trade exceptions, dont une pour Kanter d’environ 5 millions potentiellement utile à l’avenir.

L’équipe a sans aucun doute vu quelque chose de spécial chez Vincent Poirier pour lui avoir donné un contrat au-dessus du minimum l’an dernier, et a donc peut-être des plans pour lui lors de sa deuxième année. Si ce n’est pas le cas, il serait intéressant de reproduire le modèle du trade d’Aron Baynes à Phoenix pour s’en débarrasser. Offrir Poirier et le choix 26 ou 30 contre un second tour prévu top 45 serait suffisant. L’équipe en face aurait besoin de cap space ou d’une exception, ce qui limite les pistes. L’auteur n’aime pas vendre des picks mais souligne que cela permet également de s’acheter une place dans le roster.

Les Knicks manquent cruellement de shoot à 3P. Avec leurs guards plutôt grands, Carsen Edwards pourrait bien s’intégrer et ils possèdent une trade exception après avoir envoyé Marcus Morris aux Clippers. Ils possèdent les seconds tours 2021 de Charlotte et de Detroit, de sorte que si Boston décide qu’il n’y a pas de minutes pour Carsen, un de ces choix serait une bonne façon de sauver les meubles.

Suivre le cas Giannis de près ou de loin

Il est intéressant de souligner que la crainte de la prise de pouvoir des joueurs qui va guider nombre de décisions des Celtics au long de la première moitié des années 2020 peut également générer des opportunités inattendues. Dans le cas peu probable où Giannis déclinerait son supermax et se retrouverait de facto sur le marché des transferts, un package autour de Brown et Hayward ou Smart ainsi que n’importe quel jeune ou pick du choix des Bucks, avec en plus l’opportunité de délester les Bucks des contrats dont ils ne voudraient plus, serait un package très compétitif à offrir. L’auteur note qu’il ne s’attend pas à cela, mais qu’il faudrait évidemment que Ainge se rue sur la possibilité si elle venait à se matérialiser.

Imaginons un déroulé pour cette intersaison

Une intersaison sans surprise capable de profiter à la fenêtre de tir immédiate et de poser les bases de la future free agency de Tatum d’ici quelques années afin de le conserver aussi longtemps que possible pourrait ressembler à ça :

  • Évaluer l’intérêt de Gordon Hayward à renoncer à son option pour signer un contrat de 60 millions sur trois ans. S’il est nul, tout faire pour le transférer dan un trade 2 contre 1 + picks offrant en retour au moins un joueur utile dont le contrat se termine après 2022-23.
  • Trade up lors de la draft de sorte à ne pas finir la soirée avec plus d’un nouveau joueur du roster et un two-way de plus pour la saison à venir.
  • Comme objectif secondaire ce même soir, utiliser un des picks de fin de premier tour pour trader Kanter (s’il prend son option) ou Poirier tout en récupérer un futur second tour.
  • Avec Tatum qui montre des capacités accrues à mener le jeu, et avec Walker et Smart déjà en place, promouvoir Tremont Waters et laisser Brad Wanamaker partir, tout en gardant à l’esprit que le spot de meneur remplaçant peut être amélioré à la trade deadline si besoin.
  • Décider du rôle de Rob Williams et déterminer s’il est le pivot remplaçant. Si ce n’est pas le cas, le transférer idéalement pour un premier tour protégé valable d’ici au moins deux ans.
  • Essayer de transférer Semi Ojeleye contre un second tour. Si impossible, mettre fin à ce projet afin de forcer Stevens à faire jouer des options ayant plus d’upside.
  • Il est impossible de savoir de quelle MLE l’équipe bénéficiera et quel sera son budget sans connaître les chiffres du cap et de la taxe, ainsi que les moves qu’il y aura.
  • Signer Jayson Tatum pour cinq ans sans option, peu importe les concessions à faire vis-à-vis des paliers de Rose Rule.

Et au-delà de cet été :

  • Ne plus signer aucun joueur qui ne serait pas une star à un contrat allant au-delà de la saison 2022-23, même si cela suppose de renoncer à des joueurs utiles.
  • Si ajouter des picks futurs serait très intéressant dans la mesure où l’équipe n’a plus de picks en surplus à compter de cette draft, mieux vaut des picks les plus lointains possibles.
  • Montrer plus de soutien aux capacités de l’équipe à viser le titre en étant plus agressif lors de la trade deadline, sachant qu’il faudra possiblement restructurer l’équipe en 2023.

Les Celtics sont bien évidemment dans une meilleure position aujourd’hui qu’au terme des playoffs 2019. C’est de loin au développement de Jayson Tatum qu’ils le doivent le plus. Et, tandis que l’arrivée de Kemba et les progrès de Brown sont des éléments importants de cette bonne situation, tout ce que planifiera l’équipe désormais doit avant tout être fait pour Tatum. La fenêtre de tir existe, mais chaque move possible doit être évalué par rapport à la nécessité d’être en position idéale pour pouvoir retenir Tatum lorsque la situation se présentera dans quatre ans. Ce n’est pas juste, mais c’est la réalité du processus de construction d’une équipe dans cette ère où les stars se sont emparées du pouvoir.

Traduction de l’article « Celtics Offseason Preview Part 3 – Charting a path » par Leo Hurlin, crédit photo : Nam Huh