Bilan du début de saison : les débuts de l’ère Udoka (13-11)

Après plus d’une vingtaine de matchs joués, il est temps de faire un petit bilan sur le début de saison des Celtics, et des débuts de l’ère Ime Udoka. Quels enseignements doit-on en tirer ? Qu’a-t-on constaté de bon mais aussi de mauvais ? Attention : cet article n’a pas pour but de faire une analyse détaillée sur chaque match, sur chaque joueur, chaque choix que l’on a fait pendant certains matchs. Le but est de relever des tendances qui sont pertinentes et récurrentes, qu’elles soient positives ou négatives, collectives ou individuelles.

Le bilan collectif

Le début de saison de Boston a été très moyen. Après une dizaine de matchs, le bilan était de 4-6. Dès le début de saison, les Celtics se sont souvent retrouvés dans des matchs avec prolongation (contre les Knicks, les Hornets, les Wizards et les Bucks). Le début a été désastreux : une défaite d’entrée de jeu contre les Knicks, puis un blow-out contre les Raptors.

Le point le plus récurrent dans ce début de saison des Celtics, c’est une fragilité sans pareille dans les fins de matchs. Effectivement, Boston est statistiquement l’une des pires équipes dans le quatrième quart-temps. Une incapacité à finir les matchs proprement, une tendance à choke dans les moments importants surtout dans le 4e quart-temps.

Le cas le plus flagrant est probablement le 7ème match contre les Bulls. Dans ce fameux 4ème quart-temps, les Celtics ont encaissé un 39-11, ce qui est absolument cataclysmique. Ce match était la troisième défaite d’affilée. Suite à cette remontada grotesque encaissée par les Celtics, un ‘’players only meeting’’, comprenez par là un dîner seulement entre joueurs a été tenu le 3 novembre 2021. Les médias ont tout de suite propagé l’idée que ce dîner était un mauvais signe pour la suite de la saison des Celtics. Figurez-vous que depuis cet événement, les Celtics ont un bilan de 11 victoires pour 6 défaites.

Pourtant, les Celtics sont capables de sortir des prestations collectives et abouties, avec différents joueurs à la baguette. Smart, Tatum, Brown, Schröder etc… tous ont eu leurs moments pour briller. On sent que les joueurs s’apprécient et qu’ils veulent mener la franchise sur la bonne voie. Cependant, le bilan est moyen. Irrégulier. 50-50. C’est littéralement ce que l’équipe des Celtics est aujourd’hui. Capable de sortir des prestations stellaires comme contre les Lakers (130-108), puis de perdre un match largement à leur portée contre les Spurs (88-96).

En outre, les Celtics sont victimes de circonstances malheureuses et de blessures. Robert Williams a raté plusieurs matchs car il était malade, Jaylen Brown n’est pas à 100% et traîne des douleurs aux ischios-jambiers. Forcément, ça n’aide pas. Des hauts, des bas, puis des hauts, et enfin des bas. Le soleil, puis la pluie. Voilà à quoi ressemble le début de saison collectif des Celtics.

Le bilan individuel

On aime bien :

Al Horford : présence de vétéran, mais bien plus encore

Extrêmement mal utilisé notamment par Doc Rivers lors de son passage à Philadelphie, Al Horford est l’un des meilleurs joueurs du début de saison des Celtics. Ses statistiques par match : 12,8 points par match, 3,5 passes et 8,2 rebonds. Très convaincant, Al Horford n’a pas eu besoin d’un temps de ré-adaptation à Boston. Son impact se fait sentir, qu’il soit offensif ou bien défensif. Il est l’exemple même de la régularité, avec très peu de mauvais matchs en ce début de saison. C’est probablement l’un des plus grands points positifs de ce début de saison.

L’apport de Schröder

Versatilité, polyvalence.. et des points. Sur 23 matchs joués, Dennis Schröder tourne à 17,9 points, 4,9 passes et surtout à presque 45% au tir. Il fait parfois des erreurs inutiles ou manque de prudence dans certains moments, mais l’impact de l’Allemand est précieux. Lorsqu’il est sur le parquet, il amène de la vitesse et du rythme. Capable d’aller au panier, plutôt correct à trois points, le bagage de Dennis Schröder permet à Boston de rester à flot. Lorsqu’on le mentionne, le mot polyvalence est probablement ce qui le définit le plus, car il est majoritairement un sixième homme, mais lorsque Jaylen Brown a raté plusieurs matchs, il a été capable de rentrer dans le 5 de départ en s’adaptant plutôt bien. Rappelons que Dennis Schröder, c’est un contrat d’un an, pour à peine 6 millions de dollars. Ne faisons pas la fine bouche.

Grant Williams, bien ancré dans la rotation

S’il y en a bien un qui a su réellement entrer dans la rotation des Celtics, c’est bien Grant Williams. Il joue en moyenne 21,5 minutes par match. Il tire à plus de 50% au tir. Grant Williams est surtout plus convaincant que la saison dernière défensivement. Plus surprenant, il tire à plus de 44% à trois points. Il est sur la bonne voie pour devenir le role player qu’on veut qu’il devienne.

On n’aime pas :

L’irrégularité de Jayson Tatum

Le début de saison des Celtics pourrait se résumer en quelques mots :  »Mais que fait Jayson Tatum ? ». C’est incompréhensible. Outre le début de saison très moyen de l’équipe, c’est la plus grande interrogation pour le moment. Il nous a montré qu’il est capable de sortir de très bonnes prestations puis… de disparaître juste après. En bref, Jayson Tatum est la définition même de l’irrégularité. Entre le 20 novembre et le 24 novembre contre les Hawks, les Lakers, le Thunder et enfin les Rockets, il fait 4 matchs à plus de 30 points en tirant presque toujours à + de 50% de réussite. Et puis vient l’orage : 15 points contre les Nets, sur un 4/16 au tir. Ouch. Nous pouvons sortir une multitude d’exemples ou Jayson Tatum a été bon, puis désastreux. Les raisons de cette irrégularité sont inconnues, mais c’est clairement une raison majeure qui empêche les Celtics d’afficher un meilleur bilan.

SOS Payton Pritchard, Aaron Nesmith ? Où-êtes vous ?

Dans l’article qui présentait certaines clés de cette saison 2021-2022, on les attendait au tournant. Dire que c’est une déception serait un euphémisme. En effet, les deux n’ont presque pas de temps de jeu, et lorsqu’ils jouent, ils sont… fantomatiques. Pourtant, la saison dernière, Payton Pritchard était l’un des rares points positifs. Depuis le début de la saison régulière, il n’a joué que 176 minutes. Par match, ses minutes excèdent très rarement les 10 minutes. On ne sait pas encore quelles seront les conséquences dans un futur proche pour lui.

Quant à Aaron Nesmith, il n’a aucune confiance. Lorsqu’il a été drafté, il était présenté comme l’un des meilleurs snipers de sa draft. Pourtant, lorsque des minutes lui sont accordées, il ne met presque aucun tir. Lui aussi joue moins d’une dizaine de minutes par match, pour un total de 185 minutes depuis le début de la saison régulière. Payton Pritchard, Aaron Nesmith : même combat. Peu de minutes, peu de résultats lorsqu’ils jouent : c’est inquiétant, forcément.

Ime Udoka : les premières impressions

Il faut toujours être prudent lorsqu’un nouveau coach débarque. Les jugements d’hier ne seront pas forcément ceux de demain. C’est pour cela qu’on va plutôt parler de premières impressions. Que penser d’Ime Udoka ? A l’image de son équipe, ses débuts sont en demi-teinte. Premièrement, on peut dire qu’il n’y a pas une immense révolution au niveau du jeu. Nos résultats dépendent toujours grandement des performances de Jayson Tatum. Quand il performe, on gagne, quand il n’est pas bon (comme ça l’a souvent été pendant ce début de saison), on n’y arrive pas. Vous allez penser que c’est normal. Oui, peut-être, mais pour une équipe qui vouait à jouer plus collectif et à moins se reposer sur des isos, on n’y est pas encore.

Deuxièmement, il a très souvent des rotations incompréhensibles. Quand certains joueurs sont sur une bonne tendance et dans une forme plutôt convaincante, il a tendance à les oublier. On pense notamment à Romeo Langford qui a montré à maintes reprises qu’il était adroit à trois points, et bon sur l’aspect défensif, mais également à Grant Williams. On sait que c’est le début pour lui et qu’il cherche encore des solutions, mais c’est frustrant pour le moment.

Troisièmement, on a été témoin de moments très maladroits. Comme ce match contre Dallas le 6 novembre 2021, lors d’une fin de match serrée, où il omet de dire à Marcus Smart qu’il ne faut pas faire faute. Cocasse. Nul besoin d’ajouter que cet  »oubli » nous a coûté le match quelques secondes après. On peut également parler du match contre les Spurs le 26 novembre 2021, où Enes Kanter Freedom était essentiel pour gagner ce match, car Al Horford était à l’ouest. Mais non, dans ce match, Ime Udoka a sorti Enes pour remettre Al Horford, ce qui nous a probablement coûté le match. Ce genre d’erreurs peut être bénin pour le moment, mais lorsqu’il faudra faire les comptes à la fin, on s’en souviendra.

Vous l’aurez compris : c’est assez compliqué de juger les débuts d’Ime Udoka. Ce sont ses débuts en tant que coach principal, et ils sont moyens. Mais après tout, moyen est également le mot qui qualifie le mieux ce début de saison. Si on vous demande votre avis sur cette équipe, on connaît probablement votre réponse : vous ne savez pas quoi en penser. Boston Celtics, édition 2021-2022 : acte 1, en demi-teinte.

Article rédigé par Jonathan Pham. Relecture par Elias Lamourette.

2 réflexions sur “Bilan du début de saison : les débuts de l’ère Udoka (13-11)

  1. Belle analyse qui résume parfaitement le début de saison des C’s. Beaucoup d’irrégularité qui rend chacune des rencontres incertaines !
    De mon point de vue 3 autres points sont essentiels sur ce début de saison :
    .l’apport de nos 2 guards dans le 5 (Smart/Schröder + J.Rich. en rotation) qui apporte beacoup : fluidité, rapidité, collectif. Lorsque Schröder est sur le banc ce n’est plus la même histoire !
    .Quid de la complémentarité des 2 Jay : Les 2 sur le terrain, c’est plus d’Isos, plus de jeu arrêté avec les autres en spectateurs…
    . Le duo Horford/R.Williams qui fonctionne avec un R.W quasiment indispensable en défense

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